L’INFO vous propose quelques plages de vie en complément de ses éditions print.

SPORTS ET LOISIRS

Numéro 30

ILS AVALENT LES CÔTES PIED AU PLANCHER !

Blaise Craviolini a rencontré trois pilotes de la région qui participent à différentes manches du championnat suisse des courses de côte. Dans le numéro 30 de l’INFO, il présente leur parcours et, ci-dessous, il dresse leur portrait sous la forme d’un entretien « vroum-vroum ».

Eddy Tapparel

I Sportsetloisirs Eddytapparel Craviolini

« Aller plus vite que le temps »

De Montana-Village, 48 ans, maître-électricien, divorcé, deux grands enfants, sociétaire de l’Écurie 13 Étoiles, aime la mécanique en général, le ski, la grillade et la raclette.

 

Vos premiers pas dans le sport automobile ?

C’était au Slalom de Sion en 1996, comme la majorité des pilotes valaisans des années 90.

 

Qu’est-ce qui vous a motivé à en faire ?

J’avais suivi à plusieurs reprises le Slalom des Casernes et l’envie d’y participer me démangeait. J’avais une Opel Manta en fin de vie. Avec un pote, nous l’avons retapée et préparée sommairement à cet effet. À l’époque, la catégorie 4 était ouverte aux autos non expertisées et aux pilotes dotés d’une licence journalière. C’est aujourd’hui une utopie !

 

Pourquoi la côte plutôt que le rallye ou le circuit ?

La côte a été la suite logique du slalom de par la similitude de la voiture, mais avec des sensations beaucoup plus fortes. Le circuit était moins à ma portée, bien qu’il existait des manches du championnat suisse à l’étranger. Le rallye m’a toujours fait rêver. Ces dernières années, j’ai participé à quelques épreuves en qualité de navigateur. Je suis un véritable touche-à-tout des sports mécaniques: j’ai aussi pratiqué un peu de course sur glace et même du 4x4 en Jeep.

 

Pour vous, la course de côte, c’est… ?

Un week-end de détente entre amis, une bonne organisation, quelques reconnaissances de la montée, des essais chronométrés et des manches en course avec – parfois – une grosse frayeur ! Les résultats sont plus ou moins bons, mais l’essentiel, c’est surtout ce sentiment d’aller plus vite que le temps…

 

Votre bolide du moment ?

J’ai plus d’une centaine de départs, toutes disciplines confondues, à mon actif et cours actuellement sur une Opel Kadett C de 1978 en catégorie E1 jusqu’à 2 litres de cylindrée. Il s’agit d’une des classes les plus disputées dans les voitures dites fermées. Nous sommes souvent plus de 30 pilotes en lice dans cette catégorie spécifique.

 

Votre palmarès ?

Je peux m’enorgueillir de quelques victoires en slalom (premier de classe à Tourtemagne, au Mandemant et aux Paccots en 2002) et de quelques résultats notoires en côte, notamment lors de l’édition 2015 de Massongex-Vérossaz.

 

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Frédéric Bonvin

I Sportsetloisirs Fredericbonvin Craviolini

« De l’adrénaline pure et dure »

De Cans-Montana, 38 ans, concierge, marié et père de deux fillettes de 10 et 7 ans, confesse un petit « faible » pour le vélo et les bons restaurants.

 

Vos premiers pas dans la course automobile ?

Ils ne datent pas d’aujourd’hui. Si je m’en souviens bien, c’était en 2008 à l’occasion du Slalom de Carouge.

 

Qu’est-ce qui vous a motivé à en faire ?

Depuis tout gamin, j’ai toujours eu une attirance et une affection particulières pour la vitesse. Pour assouvir cette envie, je me suis dit que c’était mieux… de rester dans la légalité. Je me suis donc lancé. Aucun regret: j’ai fait le bon choix et ne regrette rien !

 

Pourquoi la côte plutôt que le rallye ou le circuit ?

Essentiellement pour une question de budget. Pour le plaisir, aussi, de pouvoir rouler et m’éclater sur des routes habituellement limitées. Je ne vous cache cependant pas que j’aimerais bien m’essayer au rallye ces prochaines années.

 

Pour vous, la course de côte, c’est… ?

Des moments privilégiés partagés avec des copains, de l’adrénaline pure et dure et un plaisir incomparable.

 

Votre bolide du moment ?

Je roule en BMW M3 e36 en catégorie E1 3 litres (ndlr: c’est un peu technique, mais les connaisseurs apprécieront). Je suis toutefois en train de remonter une voiture pour 2022, de manière à pouvoir rouler en circuit, notamment sur le mythique Nürburgring en Allemagne.

 

Votre palmarès ?

Depuis 2008, j’ai obtenu quelques podiums en slalom, mais jamais en côte. Mon objectif, ces prochaines saisons, est de combler cette lacune. Je vais m’y atteler.

 

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Frédéric Rey

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« Le ronronnement des moteurs dans la montagne »

De Chermignon-d’en-Bas, 38 ans, gestionnaire de projet informatique, marié et papa comblé, président du Club Audi Suisse, initiateur de la page Facebook « T’es de Crans-Montana, si ». Entre autres implications dans la vie associative locale…

 

Vos premiers pas dans la course automobile ?

C’était en 2008, au Slalom de Drognens-Romont.

 

Qu’est-ce qui vous a motivé à en faire ?

La course permet de rouler dans un cadre sécuritaire sans risque de faire connaissance avec l’ami Via Sicura.

 

Pourquoi la côte plutôt que le rallye ou le circuit ?

Le circuit, c’est sympa pour prendre en main la voiture avant la saison, mais au bout d’un moment, j’ai tendance à m’ennuyer. Le rallye m’attire et reste un objectif à moyen terme. Comme cadeau d’anniversaire pour mes 40 ans, et en qualité de co-pilote de mon ami Frédéric Bonvin, pourquoi pas ? Ma passion pour la côte remonte à l’enfance, lorsque j’entendais ronronner dans la montagne les moteurs d’Ayent-Anzère. J’ai, depuis, cultivé cette passion.

 

Pour vous, la course de côte, c’est… ?

La liberté ! Je peux rouler avec la voiture que j’aime, la modifier et l’améliorer au fil des ans. Lorsque l’on part en compétition, on fait le vide autour de nous. On pense aux gens que l’on aime. Seules la concentration, l’adrénaline et l’envie de s’améliorer accaparent notre esprit.

 

Votre bolide actuel ?

Une Audi 100 S4 Quattro, qui a couru en endurance dans les années 90 en Belgique. J’y ai apporté quelques modifications au niveau du châssis, de la commande de la boîte à vitesses et géométriques.

 

Votre palmarès ?

Il attend d’être ouvert… J’ai très peu de bons résultats à mon actif. Mais à ma décharge, je n’ai pas consenti à tous les sacrifices financiers nécessaires au début et j’ai ensuite donné priorité à un projet professionnel. De plus, le virus m’a « grillé » une saison. Mais je sens bien ma nouvelle voiture et suis persuadé que je vais être plus compétitif ces prochaines saisons.

Numéro 29

Partenariat gagnant pour Crans-Montana et le Servette FC

Le Servette FC, qui réussit une excellente saison 2020-2021 en Super League, effectuera un camp d’entraînement à Crans-Montana fin juin-début juillet prochain. Les dates exactes seront déterminées en fonction du calendrier, de la participation ou non de Servette sur la scène européenne et… de l’évolution de la pandémie. Au-delà de ce stage estival de préparation, les deux parties ont signé un partenariat appelé à perdurer. L’occasion pour Blaise Craviolini de solliciter Alain Geiger, l’entraîneur à succès du club genevois, qui se réjouit de venir sur le Haut-Plateau.

Alain Geiger, on peut imaginer que le Valaisan que vous êtes se réjouit de venir cet été à Crans-Montana ?

Bien sûr ! C’est toujours un moment privilégié que de séjourner, ne serait-ce qu’une semaine, sur le Haut-Plateau. Nous étions venus quelques jours l’été dernier, mais un peu à l’improviste. Toute la « famille » servetienne avait apprécié cette expérience. Cette année, ce sera un vrai camp d’entraînement mûrement construit et anticipé. J’en trépigne déjà d’impatience.

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Qu’est-ce qui a fait pencher la balance en faveur de Crans-Montana ?

L’accueil chaleureux de l’été passé, la qualité des contacts avec Walter Loser (ndlr: le directeur de Crans-Montana Football Camps, société spécialisée dans la venue d’équipes en Valais) et surtout le potentiel de la destination en matière d’activités parallèles au football. Tout est à portée de mains: des infrastructures optimales, des possibilités quasi illimitées de balades, de pratiquer d’autres sports. Pour un entraîneur, c’est un site idéal.

 

L’altitude a-t-elle été un facteur déterminant dans votre choix ?

Pas vraiment. Ce n’est plus comme avant, quand j’étais joueur, lorsque nous partions pour plusieurs semaines en camp d’entraînement. Notre corps et nos globules avaient le temps de se régénérer en altitude. Maintenant, la trêve estivale est courte, les calendriers sont optimisés. Il faut tout faire plus vite, très vite. On aura quand même l’avantage, à Crans-Montana, de bénéficier d’un air plus frais, moins suffocant qu’en pleine, et pur.

 

Qu’allez-vous travailler spécifiquement durant ce stage ?

Les semaines de reprise sont consacrées essentiellement au travail des fondamentaux, physiques et techniques. Mais elles sont surtout importantes pour faire connaissance avec les nouveaux joueurs, les intégrer, pour créer un esprit d’équipe, une dynamique de groupe. Derrière le footballeur, il y a l’être humain. J’attache un soin particulier à cette philosophie qui conditionne, à mes yeux, les résultats. Sur le terrain, mais aussi en dehors du terrain, on se rappellera toute la saison des bons moments passés à Crans-Montana.

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Sur un plan plus personnel, Alain Geiger, quels sont vos rapports avec notre destination ?

Ils ne datent pas d’hier… Gamin, déjà, je venais sur le Haut-Plateau m’entraîner avec Jacques Guhl (ndlr: considéré, encore aujourd’hui, comme le meilleur formateur du football suisse, toutes époques confondues). J’y ai beaucoup d’amis. Plein de souvenirs d’adolescents aussi. Dont celui d’avoir assisté avec enthousiasme, quand je le pouvais, à l’Open de golf. Crans-Montana, c’est aussi une destination historique pour le Servette FC. Il y a toujours eu des contacts, des échanges entre les deux parties. Pour moi, la concrétisation de ce partenariat officiel fait donc particulièrement sens.

 

Blaise Craviolini

Numéro 27

Les 100 ans du Ski-Club Crans-Montana


Présidé par Alessio Gioli, le Ski-Club Crans-Montana célèbre son centenaire en 2020. Dans le numéro 27 de l’INFO, Blaise Craviolini rappelle comment le club a participé au développement de la destination et à la démocratisation du ski. Et plutôt que de se morfondre sur des festivités forcément redimensionnées en raison de la pandémie, notre rédacteur a préféré sélectionner neuf dates clés qui ont marqué son histoire. Des chiffres, des lettres, mais surtout des souvenirs et des émotions indélébiles !

I Web Sportsetloisirs Ski 2 Ski Club Crans Montana

1920

Le Club Alpin Suisse section de Montana est fondé au café du Rawyl, le 21 mars. Le 4 juillet de la même année, le comité du CAS organise un slalom sur le glacier de la Plaine Morte et fonde officiellement — dans la foulée — le Ski-Club de Montana-Vermala avec comme premier président le Dr Lanz. Des épreuves de saut à skis sont également lancées grâce au dynamisme des bénévoles, qui construisent un tremplin dans la clairière au-dessus du sanatorium Stephani devenu aujourd’hui l’Hôtel Valaisia. Pour l’anecdote, c’est un certain Hermann Trachsel — dont la glorieuse histoire du sport a perdu la trace — qui remporte le premier concours de saut à skis sur le Haut-Plateau.

1928

L’émergence de plusieurs hôtels et quelques bisbilles internes précipitent l’avènement de la Société de Développement de Crans, présidée initialement par Antoine Barras et dirigée par Marius Bagnoud. La séparation de plusieurs entités entraîne la création en cascade des écoles de ski de Montana et de Crans, ainsi que du Ski-Club de Crans-sur-Sierre. Les rivalités — sportives, donc — commencent…

1936

Le Ski-Club de Montana-Vermala élargit ses horizons et fonde la section « jeunesse » sous la responsabilité de Michel Lehner. Celui-ci multiplie l’organisation des concours et érige un petit tremplin de saut sur les pentes au nord de l’hôtel du Parc. Une génération dorée pointe le bout de son nez. Elle donnera naissance à des skieurs qui vont briller sur le plan national : Michel Lehner lui-même, mais aussi Bouby Rombaldi, Rinaldo Jacomelli, Collo Felli ou encore Fernand Grosjean à Montana. À Crans-sur-Sierre René Rey, André Bonvin et leurs copains se préparent à une belle carrière.

I Web Sportsetloisirs Ski 1 Ski Club Crans Montana

1944

Une épreuve prestigieuse, parce que considérée comme l’une des plus longues descentes au monde voit le jour : le Trophée du Mont-Lachaux. Elle fera date et permettra longtemps à l’élite nationale et européenne de s’exprimer, de se mesurer. Ce Trophée a été tour à tour abandonné puis réhabilité au fil des décennies.

1961

L’heure n’est plus aux rivalités internes, mais au rassemblement des moyens, des idées, des énergies et des forces vives. Les Ski-Clubs de Montana-Vermala et de Crans-sur-Sierre fusionnent sous le nom de Ski-Club de Crans-Montana.

1977

Le Ski-Club de Crans-Montana voit juste et grand ! Son président Hubert Bonvin et son vice-président Jean-Pierre Clivaz, alors à la tête de la Commune de Randogne, « sentent » le bon coup, parallèlement au développement de la Coupe du monde de ski alpin. Les télévisions en raffolent. Rassemblant tous les partenaires touristiques, économiques et institutionnels locaux, ils obtiennent en grande première une épreuve du Cirque blanc féminin. L’enthousiasme est à son paroxysme. Toujours lors de ce millésime 1977 béni, Hubert Bonvin, Jean-Pierre Clivaz et quelques autres posent les jalons d’une candidature pour les championnats du monde de ski alpin.

1987

Personne n’a oublié… Plébiscitée lors du congrès de la FIS de Sydney en 1983, Crans-Montana est le centre du monde du 27 janvier au 8 février 1987. Près de 1500 journalistes, photographes et autres cameramen de 35 pays se mobilisent pour « couvrir » ces championnats du monde très populaires. Les athlètes suisses, hommes et dames, marchent sur l’or, skient sur un nuage et trustent les podiums. Quatorze médailles helvétiques, dont huit du plus précieux des métaux : il faudra plusieurs vies pour revoir pareil bilan suisse ! Le nom de Crans-Montana restera à tout jamais associé à cette moisson miraculeuse.

2004

L’héritage de ces Mondiaux de 1987 perdure. Le comité du Ski-Club le fait fructifier en promouvant le ski auprès des jeunes talents régionaux. Dans cet esprit, il participe activement à la mise en place de la structure de Ski-Valais imaginée par son président, un certain Pirmin Zurbriggen. L’acte constitutif du Centre de formation Anzère/Crans-Montana qui réunit 11 Ski-Clubs est paraphé le 21 décembre. De cette nouvelle organisation vont éclore de jeunes Valaisans qui brillent encore aujourd’hui en Coupe du Monde, dont Luca Aerni et Marc Rochat.

2019

Dans ce même but, comme en 2004, une entité inédite est créée. Elle regroupe les enfants et ados qui pratiquent le ski de compétition, intègre 10 Ski-Clubs et 4 régions (Noble Contrée, la Lienne, Crans-Montana et Anzère). Le Centre de Performance de Ski-Valais (CRP) en fait aussi partie. L’actuel président du Ski-Club Crans-Montana, Alessio Gioli, est à la tête d’un comité composé de 6 personnes et 4 représentants du CRP. À ce jour, environ 230 jeunes progressent, encadrés par 25 entraîneurs à temps partiel et 4 à plein temps. L’ACM et le CRP s’appuient sur un budget annuel de 650 000 francs. Tout de même…

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Jean-Charles Barras (membre), Catherine Mittaz (secrétaire), Alessio Gioli (président), Jean-Daniel Clivaz (vice-président), Cécile Kos (trésorière) et Mattia Ghelfi (chef technique).
Manquent sur la photo Susanne Ruoff (membre), Yves Duc (membre) et Franck Reynaud (membre). @ Ski-Club Crans-Montana

Numéro 26

«Ces Mondiaux seront excitants et rassembleurs»

Crans-Montana accueillera le cross-country des Championnats du Monde 2025 de VTT. Cette décision de l’UCI, l’Union cycliste internationale, a réjoui Bruno Huggler, directeur de Crans-Montana Tourisme & Congrès, qui s’en explique à Blaise Craviolini.

Les Championnats du Monde 2025 de VTT auront pour terrain d’expression le Valais. La décision est tombée fin septembre à Imola, en principauté de Saint-Marin, où se disputaient les Mondiaux de cyclisme : huit destinations du Vieux-Pays accueilleront la grand-messe de ce sport qui ne cesse de gagner en importance au fil du temps. Et parmi elles Crans-Montana, qui aura le privilège d’organiser le cross-country.

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Blaise Craviolini : Bruno Huggler, qu’est-ce qui a fait pencher la balance en faveur de la candidature valaisanne ?

Bruno Huggler : Son dynamisme, son originalité et son caractère unique. Les sept disciplines regroupées dans une seule région : ce sera une première dans les annales mondiales de ce sport. Les délégués de l’UCI ont également été sensibles à l’attractivité et au potentiel de tout un canton pour le VTT.

BC : Plusieurs destinations se partageront le «gâteau». Comment la répartition des épreuves s’est-elle opérée en interne ? Et comment Crans-Montana a-t-elle pu obtenir le cross-country, considéré comme l’épreuve reine du VTT ?

BH : Nous avons été appelés, le 18 mars 2020 par l’Association CM MTB 2025, à soumettre une candidature pour l’une des sept disciplines. Nous avons immédiatement opté pour le cross-country, qui avait cartonné au niveau spectateurs et impact médiatique lors des Mondiaux de 2018 à Lenzerheide. Notre dossier était de qualité. Nous l’avons défendu le 6 mai 2020 au sein de l’Association CM MTB 2025 et de Swiss Cycling avec succès.

BC : Tout a donc été très vite, malgré la pandémie et le semi-confinement ?

BH : Effectivement. J’avoue cependant que c’était un peu spécial de présenter et défendre notre candidature par visioconférence.

BC : Le parcours de ce cross-country est-il imaginé ?

BH : Oui, nous pouvons d’ores et déjà nous appuyer sur un projet bien développé, après avoir fait appel à des bikers expérimentés de la région, et en étroite collaboration avec Swiss Cycling.

BC : Que représente, pour Crans-Montana, cette organisation ?

BH : Nous bénéficions d’une longue et solide expérience dans la gestion de grandes manifestations. Ces Mondiaux 2025 constituent – bien sûr – un challenge pour nous, mais je suis confiant et serein. Au sein du Comité d’organisation, nous ressentons déjà une très grande motivation auprès des acteurs locaux, mais aussi auprès de la population. L’événement sera excitant, rassembleur.

BC : Quelles en seront les retombées directes et indirectes ?

BH : Selon les estimations de Swiss Cycling, nous nous attendons à environ 500 athlètes, 100 médias, entre 30 000 et 50 000 spectateurs pour les 4 jours de compétition et des retombées médiatiques dans environ 120 pays. Le cross-country sera retransmis sur une quarantaine de chaînes de télévision et touchera environ 50 millions de téléspectateurs.

BC : Votre conclusion, Bruno Huggler ?

BH : Le marché du VTT et en pleine croissance et représente un très grand potentiel pour Crans-Montana. Il contribue également à prolonger les saisons et à atténuer la dépendance de la neige. C’est vous dire notre satisfaction et notre enthousiasme de pouvoir recevoir ces Mondiaux 2025 de VTT.

Ski alpin : Crans-Montana vise désormais les Mondiaux de 2027

Les championnats du monde 2025 de ski alpin ne se disputeront pas à Crans-Montana, mais à Saalbach. La station autrichienne a été préférée à notre destination, ainsi qu'à celle de Garmisch-Partenkirchen en Allemagne, lors du dernier Conseil de la FIS, la Fédération internationale de ski alpin.

Si décevant soit-il, ce scénario était envisagé par Marius Robyr et son équipe. Qui ont donc décidé de remettre l'ouvrage sur le métier et de se porter candidat pour l'organisation des Mondiaux de 2027 dont l'échéancier est d'ores et déjà connu.

Avant la date limite du 1er avril 2021, il faudra déposer officiellement une nouvelle candidature – démarche payante – auprès de l'instance faîtière du ski alpin mondial. Les stations intéressées auront jusqu'au 1er septembre pour peaufiner leur dossier et le remettre à la FIS. A la fin septembre de la même année, les stations intéressées devront ensuite se soumettre à une sorte d'examen de passage, dont on mesure l'importance, auprès des experts de la FIS. Suivra un long suspense jusqu'en mai 2022, date de la désignation du lieu des Mondiaux de 2027. En espérant, cette fois, que ce sera la bonne pour Crans-Montana.

Numéro 25

Au royaume de la petite reine

Crans-Montana s’affiche comme un haut lieu du cyclisme. Dans notre édition print du 14 août, des accros du vélo confirment à Samuel Jacquier que la destination offre un formidable terrain de jeu aux cyclistes en mode route ou tout terrain. Et pour celles et ceux qui hésiteraient encore à pratiquer ce sport en vogue, les photos de Luciano Miglionico devraient finir de les convaincre.

 

Numéro 24

La cabane des Violettes au fil du temps

Ce site emblématique de notre région est étroitement lié à l’histoire de la section Montana-Vermala du Club Alpin Suisse (CAS), qui fête cette année son centenaire. Rétrospective en six images légendées par Blaise Craviolini. Revivez les étapes clés de la cabane dans notre version print.

Photos fournies par le CAS Montana-Vermala

1.

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En préambule, il faut préciser que les membres du CAS Montana-Vermala ont d’abord loué un chalet à Plans-Mayens comme premier «siège» du club. Lors de l’assemblée du 27 décembre 1924, une commission ad hoc a été nommée pour étudier l’opportunité de construire une cabane. Il aura fallu pas moins de 15 séances jusqu’à la concrétisation du projet et son inauguration officielle, le 9 août 1925.

2.

Web Photo 2

Cette première cabane érigée au lieu-dit Plan des Violettes a fait l’objet d’âpres négociations financières. Son budget a finalement été approuvé par les membres lors de la séance du 21 avril 1925. Une enveloppe de 4500-5000 francs a été débloquée pour une surface de 28 m².

3.

Web Photo 3

Il n’a fallu que 8 ans, au comité de l’époque, pour se persuader que le CAS Montana-Vermala était un peu trop à l’étroit dans ses murs initiaux. Et pour commencer à envisager soit l’agrandissement du site existant, soit la construction d’une deuxième cabane des Violettes. La deuxième option a été retenue après une décennie ou presque de volte-face et autres palabres.

4.

Web Photo 4

L’inauguration de la deuxième cabane des Violettes, sur le même site que de nos jours, s’est déroulée le 8 octobre 1944. après une décision formelle du 2 mai 1944 de la Grande Bourgeoisie – propriétaire des lieux – et un acte de donation signé par les parties. Il est spécifié, dans ce document, que «la section de Montana-Vermala du CAS pourra utiliser les matériaux naturels de construction tels que pierre et sable se trouvant sur place pour l’édification de sa nouvelle cabane».

5.

Web Photo 5

La perspective d’un deuxième agrandissement, ainsi que son amélioration, est évoquée en assemblée le 8 décembre 1977 en première instance. Le crédit de 70 000 francs est voté lors des assises du 7 juillet 1978. Les travaux sont échelonnés jusqu’à l’inauguration du 7 octobre 1979.

6.

Web Photo 6

Il faut aussi faire mention, dans cet historique qui est loin d’être exhaustif, d’une troisième phase d’agrandissement et de rénovation, en 1991. La cabane est cette fois rehaussée d’un niveau et tout est relooké et modernisé pour, selon ses dirigeants de l’époque, «affronter les exigences du prochain millénaire». Mais le confort a un prix : 600 000 francs ! On est loin des 4500 francs d’investissement originel… Sous la présidence de Xavier Robyr, un nouvel assainissement a été décrété en 2011. La partie restauration et les dortoirs ont été modernisés pour répondre aux exigences sécuritaires de protection incendie.

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