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AVEC VOUS 

Numéro 26

L’enthousiasme d’un explorateur

Dans cette vidéo, Patrice Clivaz confie à Jean-Michel Bonvin les atouts du Chemin des Contrées, nouvel itinéraire pédestre long de 15 km reliant Icogne à Mollens et réalisé grâce au soutien financier et technique de l’Association des communes de Crans-Montana.

 

Photos Luciano Miglionico

Numéro 25

Alors que le secteur touristique traverse des turbulences, Crans-Montana s’impose comme une destination aux multiples ressources. Rencontre avec deux professionnelles à l’enthousiasme intact qui, dans le N° 25 de l’INFO, expliquent à Joël Cerutti comment elles partagent le Paradis.

Photos Luciano Miglionico.

  1. Séverine Bestenheider : «Un pari un peu fou»

    Fin 2020, Séverine Bestenheider et son époux Franck Reynaud, tiendront les rênes de deux établissements. À l’Hostellerie du Pas de l’Ours, dont ils s’occupent depuis 25 ans, s’ajoutera l’Hôtel Aïda.

    Pour répondre au plus près à l’évolution de la clientèle, certains bâtiments de Crans-Montana s’offrent une attendue cure de jouvence. Fermé depuis 2014, l’Hôtel Aïda passe par d’importants travaux depuis quelques années et renaîtra en décembre 2020. L’établissement s’orientera vers une clientèle de «couple». Il affichera un 5 étoiles tout en visant le label Relais et Châteaux, soutenu par une cuisine bio avec Franck Reynaud aux fourneaux. Ce dernier ne quitte pas pour autant ceux de l’Hostellerie du Pas de l’Ours.

    I Pas De Lours Miglionico Resize

    Les habitués de la région se disent effectivement que Séverine Bestenheider et son mari Franck Reynaud s’occupent déjà depuis 25 ans de l’Hostellerie du Pas de l’Ours… «C’est vrai qu’il s’agit d’un pari un petit peu fou», s’amuse Séverine qui souligne le plaisir qu’elle connaît à s’investir dans l’Aïda et le Pas de l’Ours où elle a débuté. «Ma famille était déjà dans le domaine, mais personne ne m’a obligée à reprendre le Pas de l’Ours. Je l’ai choisi ! Mes parents ont laissé mûrir cette décision…»

    Sertis dans un écrin de boiserie ancienne, les lieux n’ont pas toujours eu la splendeur actuelle. «L’hôtel a été construit en 1912. Durant quelques années, il était à l’abandon. Puis au milieu des années nonante, mon père l’a racheté. Je me souviens d’une rénovation incroyable. Toute la façade nord avait été démontée et chaque pièce numérotée. Mon père est un véritable amoureux du vieux bois et d’ailleurs nous avons nos propres menuisiers. Au final, nous avons respecté l’endroit et nous avons quelque chose de vrai.»

  2. Sandra Rouiller : «Un feedback démentiel»

    Voici un peu plus d’une année, Sandra Rouiller œuvrait dans l’immobilier. Les circonstances de la vie lui ont lancé le défi de fonder Beeheidi. Cette start-up propose depuis le printemps 2020 une découverte novatrice des Alpes par le biais d’activités uniques. Beeheidi doit son existence aux kangourous, aux myrtilles et aux bouquetins. Sandra Rouiller, fondatrice de cette société qui propose des expériences uniques dans les Alpes, confirme cette synthèse. «Avant, je travaillais dans l’immobilier où j’étais même experte aux examens. Puis, je suis partie explorer l’Australie en camping-car. Durant trois semaines, avec mon ami, nous dormions 4 heures par nuit pour ne pas en rater une miette. Lorsque je suis revenue en Suisse, je me suis sentie comme un oiseau en cage. J’avais une sécurité de première classe, mais plus le goût à la vie, cela n’allait plus.»

    I Sandra Rouiller2 Miglionico Resize

    Sandra a réfléchi, elle s’est rappelé qu’elle était fortement suivie sur les réseaux sociaux lors de son voyage au pays des kangourous. «C’est là que je me suis aperçue que le bonheur que j’avais ressenti là-bas, il existait en Valais ! Il suffisait d’ouvrir les montagnes, de partager le paradis que nous avons ici !» Sandra ne tarit pas d’éloges lorsqu’elle parle du goût de la tarte aux myrtilles dans les cabanes d’altitude. Normal, n’est-elle pas aussi petite-fille d’alpiniste ? Durant le printemps 2019, elle commence à initier ce qui sera Beeheidi. Elle persuade progressivement son compagnon, Stéphane Berclaz, d’entamer avec elle cette aventure. Sandra ne tient plus entre quatre murs, son employeur d’alors se sépare d’elle en juin. «Cela a été le déclencheur, il m’indiquait que je devais aller dans cette nouvelle direction.»

  3. Contemporain et authentique

    Sur l’établi, l’ouvrage a sans cesse été affiné. «Nous avons aujourd’hui une quinzaine de suites. Et, lorsque nous fermons au printemps ou en automne, nous pouvons faire évoluer le mobilier, la décoration. Je tiens à ce que ce soit contemporain et authentique.» La pandémie n’a en aucune façon affecté l’enthousiasme que Séverine porte à son métier. «Je mets un point d’honneur à faire les choses avec le coeur, tout vient de là pour aimer ce que l’on fait.»

    I Séverine Bestenheider2 Miglionico Resize

    «Je mets un point d’honneur à faire les choses avec le cœur.»

    Elle adhère totalement aux propos de Sandra Rouiller (lire ci-contre) concernant l’Éden valaisan. «Ce paradis, il faut savoir le partager ! Nous bénéficions d’une situation incroyable. Nous avons tellement de choses et c’est à nous de les proposer judicieusement.»

    Séverine Bestenheider privilégie par ailleurs le contact direct. «Mon mari propose des balades gastronomiques où il part en montage avec un groupe cueillir des herbes qui seront ensuite dégustées. C’est une belle expérience humaine bien plus intense que ce qui se passe sur des écrans.» Dans son rythme, l’Hostellerie du Pas de l’Ours privilégie les réservations faites à l’avance et vit rarement sous le diktat du «last minute». «Nous soignons les petits détails, mon époux est comme moi quelqu’un de très pointilleux. Nous allons jusqu’au bout des choses pour réaliser exactement ce que nous voulons.»

    Plus d’infos sur www.pasdelours.ch et www.aida-castel.ch

  4. Consommation et prise de conscience

    Depuis Loc, la jeune start-up imagine des excursions adaptées à sa clientèle, des découvertes alpines passionnées. «L’actualité nous offre une prise de conscience sur notre manière de consommer et nous force à remettre au centre des valeurs simples. Il est temps pour nous de sublimer la nature qui se trouve à notre portée de main et le lancement de Beeheidi arrive à ce moment clé», rédige Sandra dans la brochure de présentation qu’elle a soignée, comme son identité graphique, des mois durant du côté du Techno-Pôle à Sierre.

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    «Le bonheur que j’avais ressenti en Australie existait en Valais !»

    Au printemps 2020, Beeheidi prospecte et reçoit ses premiers retours. «J’ai eu une équipe de foot qui souhaitait une initiation trail plutôt que de courir autour d’un terrain. Les joueurs ont été avec mon équipe de coureurs pendant que je me suis occupée de montrer la région et surtout les buvettes aux coachs. Nous avons aussi préparé en août une journée Trail-Trek Gourmand avec Slow Travel Food.» Auparavant et par prudence, Sandra Rouiller a testé ses offres sur des connaissances. Et ? «J’ai eu un feedback démentiel !», dit-elle, épanouie par son défi.

    Plus d’infos sur www.beeheidi.ch

 

 

Numéro 24

UNE NOUVELLE ENTREPRISE DU FUTUR CHOISIT CRANS-MONTANA

Spécialisée dans la simulation en réalité virtuelle de situations d’urgence, Simprosoft propose des formations novatrices destinées aux professionnels de l’aviation, de la sécurité et des secours. CEO de cette entreprise polonaise de pointe, Michal Litworowski est aussi à la tête de Nano Games. Ce diplômé de la London Business School et de l’Université de Yale bénéficie de nombreuses années d’expérience en consulting pour les PME. Il est marié et père de trois filles.

 I Avec Vous Michal Litworowsk

Michal Litworowski

Pourquoi avez-vous choisi Crans-Montana pour vous y implanter ?

Parce que c’est simplement le meilleur endroit pour faire évoluer l’entreprise à l’échelle mondiale.

 

Comment se passe la collaboration avec vos partenaires sur place (ACCM, HES-SO Valais-Wallis, Les Roches) ?

Avec l’aide de l’ACCM, nous avons récemment mené une étude approfondie destinée à mieux cibler les besoins des gestionnaires et des directeurs d’entreprises en ce qui concerne les formations en réalité étendue (N. B. : la réalité étendue regroupe les différentes formes de réalités immersives : augmentée, mixte ou virtuelle).

Avec la HES-SO et l’Université de Genève, nous avons signé une lettre d’intention et participé à l’élaboration d’un sujet de recherche innovant dans le domaine de la réalité virtuelle appliqué à la formation.

Avec Les Roches, nous nous sommes préparés à intégrer le programme d’Innovation Hub qui débutera prochainement et qui, espérons-le, permettra de repenser le partage des connaissances dans l’industrie du luxe et de l’hôtellerie.

La crise du Covid-19 a impacté de nombreuses entreprises en Europe et dans le monde entier. Nos activités récentes se sont au contraire renforcées. Nous venons de créer un nouveau consortium industriel avec des leaders européens de PME (en Suisse, Italie, France, Pologne).

 

Malgré la crise économique annoncée, vous restez donc confiant dans le développement de votre entreprise ?

Oui, nous sommes même encore plus forts maintenant. Chaque jour, nous constatons un intérêt croissant pour nos technologies de formation intégrant la réalité virtuelle (VR) et augmentée (AR). En raison des diverses mesures de confinement prises dans le monde, nos clients n’ont pas pu voyager librement. Les formations qui jusqu’ici étaient réalisées en présentiel doivent aujourd’hui être réinventées.

C’est une formidable occasion de valider l’utilisation des technologies de VR et AR pour les entreprises. Notre approche unique vérifiant l’efficacité de la formation par l’observation des signaux biométriques s’avère d’autant plus pertinente. Nous comptons 30 collaborateurs. Même si les procédures d’installation à Crans-Montana ont été ralenties en raison du Covid-19, nous prévoyons d’ailleurs de poursuivre les investissements et d’engager plusieurs employés d’ici la fin de l’année.

 

Pensez-vous que face à cette crise, Crans-Montana peut mieux y répondre que d’autres régions ? Et si oui, pour quelles raisons ?

Par rapport à des villes comme Zurich, Genève ou Berne, Crans-Montana est mieux placée. Non seulement la région possède tous les équipements indispensables, mais elle bénéficie d’un environnement offrant une qualité de vie supérieure, un critère qui compte plus qu’auparavant. Il en va de même en comparaison de grands centres urbains européens, tels que Paris, Londres, Berlin ou Varsovie dont la forte densité de population engendre de nombreux inconvénients. En ces temps agités, le Haut-Plateau me semble un endroit idyllique pour les entrepreneurs désireux de mettre sur pied de nouveaux projets.

Par Sylvie Chevalier

Plus d’infos sur simprosoft.com

 

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