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Moratoire sur les transformations d'hôtels en appartements
Les six communes de
Crans-Montana imposent un moratoire sur la transformation d'hôtels
en appartements.
Lors d'une séance avec les
hôteliers et les agence immobilières de Crans-Montana, ce jeudi 19
janvier 2012 après-midi, les informations suivantes ont été données
par M. Francis Tapparel, président de la commune de Montana,
entouré des autres présidents de commune.
Les six communes de Crans-Montana
ont décidé d'interdire, pour les hôtels de la station, tout
changement d'affectation pendant deux ans.
Objectif : éviter la diminution récurrente des lits hôteliers
et se donner le temps de la réflexion en vue du maintien d'une
hôtellerie viable et de qualité sur le Haut-Plateau.
Crans-Montana a perdu 3500 lits
hôteliers depuis 1985 ! En 30 ans, sur 65 hôtels en 1988, ce
sont plus de 30 hôtels qui ont été transformés ! Et la
tendance se poursuit. Pour éviter que tous les hôtels de la station
perdent leur vocation de lits chauds, les six communes, sous
l'impulsion du comité directeur de l'Association des Communes des
Crans-Montana (ACCM), ont décidé, à l'unanimité,
d'imposer un moratoire de deux ans sur les changements
d'affectation d'hôtels de la station.
Concrètement, il ne sera plus possible de transformer un hôtel
en appartements à Crans-Montana ces deux prochaines années.
« Nous avons décidé de
prendre le taureau par les cornes, car nous avons estimé que la
situation devenait alarmante pour l'avenir touristique et donc
économique de notre station », indique Francis Tapparel,
président de la commission coordination de l'ACCM et président de
la commune de Montana. « Nous avons estimé qu'il était
d'intérêt public que Crans-Montana puisse
continuer à disposer d'une infrastructure hôtelière de qualité.
Sinon, à quoi bon continuer à investir des dizaines de millions de
francs dans des infrastructures touristiques importantes (remontées
mécaniques, golf, parc aquatique, centre d'Ycoor, centre de
congrès, etc… ) s'il n'y a plus d'hôtels. Et sans parler des grands
évènements qui ne pourraient plus avoir lieu si la disparition de
lits devait se poursuivre: Open de Golf, Quadrimed, Caprices
Festival, Cristal Festival, Coupes du monde etc... ».
Une étude poussée et chiffrée a été commandée par les six
communes. Elle aboutit à des constats connus mais
alarmants comme le démontre le tableau
ci-dessous :

- Le nombre de lits
hôteliers (lits chauds) est passé de 5'500 en 1985 à 2'000
aujourd'hui.
- Le chiffre
d'affaires hôtelier est passé, durant la même période, de 160
millions à 60 millions, soit une perte de l'ordre de 100
millions
- Les pertes d'emploi
dans le domaine du tourisme et passé de 1'400 à 1'000, avec près de
350 emplois perdus dans l'hôtellerie.
« Nous ne pouvions plus
attendre. Nous voulons que Crans-Montana reste un lieu
touristique extraordinaire. Notre rôle c'est de viser
l'intérêt général et de rééquilibrer un peu la structure
d'hébergement de la station en faveur des hôtels ».
Très rapidement, un groupe de
travail sera mis sur pied pour analyser en profondeur la situation
et faire des propositions concrètes dans un délai de deux ans. Les
hôteliers seront bien évidemment étroitement associés à cette
démarche.
La séance d'information : les
hôteliers ont été informés de la mise en place du
moratoire.

Les présidents des communes
expliquent le moratoire.

Les agences
immobilières.

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